A Mon Propos

Eric PIRARD

Candidat Recteur 2018-2022

A mon propos

Qui suis-je?

Un ingénieur qui a fait du grec ?

Un géologue passionné d’histoire ?

Un microscopiste de l’espace ?

Un liégeois de Bolivie ?

Un austrasien en Australie ?

… A vous de voir !

Au cours des années, je n’ai jamais accepté les responsabilités avec l’ambition de devenir recteur. Je n’ai pas eu un parcours linéaire m’amenant du département jusqu’au seuil de la fonction rectorale en passant par le décanat et le vice-rectorat. J’ai toujours privilégié les responsabilités qui me correspondaient le mieux et celles où je sentais que je pouvais m’exprimer pleinement. J’ai accepté la mission de président de département au moment de la création de ceux-ci en 2001 avec l’envie d’impulser de nouvelles synergies dans le domaine des géosciences appliquées. Je suis devenu président du premier Conseil du Doctorat de l'ULg en 2007 avec le souci de m’ouvrir aux autres facultés et de soutenir les jeunes chercheurs à l’aube de leur carrière. J’ai accepté plus récemment des missions dans l’espace européen, animé par l’envie de tisser des liens solides au-delà des frontières et de participer activement à de nouvelles dynamiques de formation incluant mobilité, numérique et esprit d’entreprise.

 

Il y a quatre ans, je plaçais beaucoup d’espoirs dans l’équipe qui prenait les rênes de l’institution. C’est aussi pour cette raison que j’avais offert mes services comme Expert pour l’Europe de la Recherche et de l’Enseignement. Mais, aujourd’hui je suis déçu et, au moment où je devrais renouveler ma confiance, je suis au contraire convaincu qu’il faut que je me lève et que je propose à la communauté ULiège de suivre une autre voie.

 

Suis-je capable de faire mieux ?

Suis-je capable de proposer un chemin vers une université plus ambitieuse et à l’écoute de tous ?

Suis-je capable de fédérer et de porter les valeurs de l’université ?

 

La question est difficile et je devrai la poser tous les jours à mes collègues, mes amis, ma famille… mais aujourd’hui la réponse est OUI. Vous avez été suffisamment nombreux à m’encourager et à me partager vos espoirs pour que je m’engage pleinement à servir la communauté dans les années à venir.

 

Certains seront surpris de ma candidature car je ne l’ai pas annoncée comme une ambition personnelle évidente depuis dix ans, d’autres se demanderont peut-être qui je suis, d’autres encore se diront sûrement que j’ai déjà trop de cheveux gris pour pouvoir incarner le renouveau. A tous ceux-là, je n’ai qu’une seule réponse à donner : je me présente aujourd’hui avec enthousiasme et ardeur au rendez-vous, confiant que je peux offrir l’expérience d’un guide qui a déjà arpenté de nombreux chemins.

 

Je vous invite, à mieux me connaître, en découvrant les différentes facettes de mes activités.

 

Plutôt qu’au travers d’un CV universitaire long et ennuyeux, je vous invite à choisir les mots clés qui vous parlent.

Si toutefois vous préférez un CV plus classique vous pouvez rechercher mon profil sur LinkedIn et bien sûr consulter OrBi !

 

Ingénieur géologue de formation, j’anime le groupe GeMMe – Génie Minéral, Matériaux et Environnement. Une équipe de 30 chercheurs active dans le développement des techniques d’ingénierie minérale et de recyclage.

Age

Je suis né le 24 août 1960. J’aurai donc 58 ans lors de la prochaine rentrée académique et je fais partie de la première fournée de ceux qui seront admis à la pension à 66 ans (et non plus 65). Je pourrais donc réaliser un mandat de quatre ans, voire même un second si vous m'accordez votre confiance.

 

Famille

Mon épouse Muriel est pharmacienne. Nous sommes mariés depuis 30 ans et nous avons quatre enfants : Julie (28) Benjamin (26) Loïc (23) et … Maëlle (17). Les trois ainés ont trouvé leur voie grâce aux Hautes Ecoles dans le design industriel, le commerce extérieur et l’ingénierie … peut-être la petite dernière choisira-t-elle l’université ? A elle de décider. Benjamin a bénéficié pleinement du statut d’étudiant entrepreneur et avec l’appui du Venture Lab a créé Go4Padel. Julie travaille pour une société danoise établie à Seraing et est maman d’une petite Alice depuis quelques mois. Loïc revient d’un séjour Erasmus en Tchéquie (Université d’Ostrava)… une première pour Helmo-Gramme !

 

Ingénieurs sans Frontières

Avant d’entrer dans la vie professionnelle, j’ai eu le privilège de parcourir la Bolivie sac au dos à une époque où c’était encore relativement exceptionnel. Cette expérience a été décisive et m’accompagne encore au quotidien. Dès mon retour, je me suis beaucoup impliqué dans la réflexion sur la responsabilité sociale des ingénieurs vis-à-vis des populations les plus démunies. Grâce sans doute à la liberté académique dont je bénéficiais comme jeune assistant, j’ai pu fonder et mettre sur les rails l’ONG Ingénieurs Assistance Internationale – Ingénieurs sans Frontières (IsF). Celle-ci a fêté le cap de ses 25 ans en 2016 et les jeunes qui l’animent, ont toujours des projets plein la tête. J’en suis très fier !

 

Langues

Malgré un environnement familial strictement unilingue, j’ai eu la chance de faire mes primaires en néerlandais. Aujourd’hui, j’ai perdu la pratique quotidienne de cette langue, mais je la comprends encore parfaitement et je suis à l'aise pour présider les séances toujours bilingues(!) de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer.

L’espagnol, je l’ai appris, comme tous les routards, en bourlinguant au Pérou et en Bolivie dans les années ’80. Ayant eu une activité de coopération régulière dans ces régions, j’ai eu l’occasion d’améliorer ma maîtrise de la langue. Je donne occasionnellement cours à l’Universidad Politecnica de Madrid.

L’anglais est une langue que je pratique au quotidien puisque, aussi bien mes étudiants que mes chercheurs, viennent des cinq continents. J’ose croire que la connaissance des langues et surtout une grande aisance en anglais sont des atouts indispensables pour prétendre à une fonction rectorale en 2018.

 

 

Science pour tous - MT180, PdS,…

Le concours Ma Thèse en 180 secondes est sans doute l’initiative la plus médiatisée de toutes les actions que nous avons pu mener au sein du Conseil du Doctorat. Cela ne signifie pas qu’elle soit la plus importante, mais je suis personnellement très fier du succès qu’elle rencontre auprès d’un large public. Si elle a pu contribuer à rendre la recherche un tout petit peu plus accessible et si elle a pu mettre les jeunes scientifiques au défi de mieux communiquer, l’objectif est largement atteint. J’ajoute que la collaboration avec l’administration de la recherche fut un réel bonheur et la preuve que nous pouvons relever encore beaucoup de défis. J’apprécie également les participations à la Nuit des Chercheurs, au Printemps des Sciences et à toutes les activités que nous avons pu développer avec des écoles et des musées. Quel bonheur de voir les yeux émerveillés des plus jeunes et de penser que, peut-être, on a pu faire passer ce désir d’en apprendre plus!

 

Sociétés Scientifiques & Congrès

Je ne pense pas ici à ma qualité de membre de l’une ou l’autre société scientifique, mais bien aux responsabilités, en l’occurrence de présidence, que j’ai assurées dans des sociétés nationales et internationales : Int Soc. for Stereology and Image Analysis (ISS.IA); Int. Commission for Applied Mineralogy (IMA-CAM); Belgian Soc Microscopy (BSM);…). Je pense que ce type de responsabilités fait partie des missions de tout universitaire. Il s’agit en tout cas d’une opportunité exceptionnelle pour tisser un réseau de contacts et faire connaître notre ville et notre université. Nous disposons d’une infrastructure exceptionnelle (ex. Amphis de l’Europe) qui permet d’organiser des colloques internationaux à des coûts modestes. Les congrès internationaux (< 300 per) que j’ai pu y organiser (GeoVision99, IAMG06, ICSIA15) sont parmi mes meilleurs souvenirs professionnels.

 

Erasmus+

Face à la relative désaffection de notre filière d’études (ingénieur géologue), j’ai pris l’initiative en 2011-2012 de mettre sur pieds un programme Erasmus Mundus (EMerald-master in georesources engineering). Je dois à l’excellence du support au sein des Relations Internationales et à l’enthousiasme de mes collègues européens, d’avoir réussi du premier coup. Je me félicite chaque jour de cette initiative ! Nous accueillons désormais chaque année à Liège une vingtaine d’étudiants européens et non-européens extrêmement motivés. Au terme de deux années, ils décrochent un triple diplôme d’ingénieur (belge-français-suédois) qui est reconnu mondialement et a récemment obtenu le label de l’EIT (European Institute of Innovation and Technology).

Le corollaire de cette initiative Erasmus Mundus est que la majorité de mon enseignement se fait en anglais, une évolution logique dans les sciences et techniques. L’autre corollaire est que nous avons retrouvé une vraie visibilité internationale en nous associant aux meilleures écoles dans notre domaine.

 

 

Reverse Metallurgy

Je dois à la complicité entre de jeunes ingénieurs dynamiques dans mon équipe et au sein de PME wallonnes d’avoir pu convaincre la région d’investir dans un projet d’innovation technologique majeur sur le recyclage des métaux (41 M€, Plan Marshall). Ce projet qui nous donne une vraie place dans l’Europe de la recherche et de l’innovation (cf. H2020-EIT) est une énorme responsabilité pour mon équipe vis-à-vis de la région et du GRE Liège notamment. Je suis très fier du travail réalisé jusqu’à présent. Mon souhait le plus sincère est que ce projet puisse bénéficier au plus grand nombre au sein de l’ULiège, en particulier par un partage d’infrastructures de recherches.

 

H2020-EIT

Grâce à l’initiative Erasmus Mundus prise en 2011, nous avons regagné une vraie visibilité au niveau de la recherche européenne dans le domaine des matières premières. Nous avons pu inscrire l’ULiège dans la KIC (Knowledge Innovation Community) sur les matières premières (EITRawMaterials). Une première pour une université de la FWB! Le projet Reverse Metallurgy nous a également permis d'engager une personne expérimentée qui grâce à sa réactivité et à sa parfaite maîtrise de l’anglais nous aide à monter à bord de nombreux projets H2020… il n’y a pas de secrets, c’est la bonne approche !

 

Liège Créative

J’ai eu la chance de figurer parmi les premiers orateurs de Liège Créative en Nov 2011. J’ai également eu les honneurs de la rentrée 2014 avec le projet Reverse Metallurgy aux côtés de Verdir. Chaque participation à un événement de Liège Créative m’a convaincu de l’importance de ces rencontres créatives à l’interface entre science et société. C’est là que je sens battre le cœur de la région !

 

Spin Off(s)

En tant qu’ingénieur, il me paraît évident que notre recherche doit être prolongée chaque fois que c’est envisageable par une valorisation. Celle-ci n’est pas nécessairement commerciale (cf. ONG). Mes travaux de thèse ont donné lieu à la création de la société Occhio Instruments qui est toujours active dans le développement de techniques de contrôle de poudres et émulsions par imagerie digitale. La même année (2001) ma collaboration avec le Centre Spatial de Liège (CSL) se poursuivait également par la création de Keyobs. Les deux sociétés étaient hébergées par l’incubateur WSL tout fraîchement mis en place. Ce mois-ci (mars 2018), nous créons la société Metheore pour valoriser nos recherches dans le domaine de la vision industrielle pour l’industrie minérale… et ce n’est sans doute pas fini !

 

Imagerie Numérique

J’ai commencé l’imagerie numérique en 1986 avec un IBM PC/AT et la toute première carte de numérisation développée par la société liégeoise Euresys ! Je nous vois encore sur leur stand dans la Silicon Valley en 1994 avec les résultats de ma thèse… qui portaient sur la description de la forme d’un grain de sable (sic !) ;-). L’imagerie numérique a été le fil conducteur de ma recherche pendant trente ans… de l’analyse d’images en microscopie à la télédétection géologique. Je continue aujourd’hui à développer plusieurs projets. Je suis attentif notamment à l’évolution de la jeune spin off de l’ULiège qu’est Cytomine.

 

Coopération Universitaire au Développement

Parlons du Sud. Outre l’ONG que j’ai fondée, je me suis également beaucoup impliqué dans les projets de coopération universitaire ce qui m’a valu le titre de citoyen d’honneur de la ville d’Oruro en Bolivie (la vraie ville du carnaval et de la lambada ;-)). Avec l’université locale (UTO) nous avons exploré les ressources en lithium de l’Altiplano et développé l’utilisation de la télédétection géologique dès la fin des années ’90. Par après, en collaboration avec les collègues de Madrid, j’ai participé aux programmes de coopération Europe-Amérique Latine relatifs à la gestion durable des ressources minérales. J’ai régulièrement enseigné à Lima (San Marcos, UNI et même PUCP) de 2000 à 2007. Depuis lors, la vie universitaire m’a amené beaucoup plus souvent en Afrique Centrale. Là-bas, avec des collègues de l’UMons, de l’UCL et aujourd’hui de ULiège, nous avons développé la valorisation des matériaux locaux. Plusieurs docteurs formés dans mon équipe sont aujourd’hui professeurs en RDC (UniKin et Unilu). Par ailleurs, je suis membre du comité scientifique du centre de recherches fédéral qu’est le Musée de l’Afrique Centrale à Tervuren et je suis le président de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer pour 2018.

 

 

Qualité

J’ai eu l’occasion de participer à des rapports d’autoévaluation mais également à des commissions d’audit en Flandres (pour le VLIR) et en France (pour l’AERES). Je suis intimement convaincu qu’il ne faut pas abuser des commissions d’évaluation de la qualité, mais lorsqu’elles sont bien conduites, elles peuvent apporter une réelle plus-value. En ce qui me concerne, j’ai appris beaucoup du monde universitaire en scrutant de plus près des institutions comme l’UGent ou la KULeuven. J’en retiens que nous sommes souvent bien meilleurs à l’ULiège que nous ne le pensons nous-mêmes… alors, n’hésitons pas à le faire savoir !

 

 

Passer la frontière

Passer et repasser les frontières quelles qu’elles soient, c’est notre mission! Liège est une ville frontalière qui trop souvent s’ignore. En tant que délégué du recteur auprès de la Grande Région et malgré le grand scepticisme qui entourait cette mission au début, j’ai pu découvrir une vraie volonté de collaboration transfrontalière chez chacun de nos cinq partenaires (Lorraine, Luxembourg, Trèves, Saarbrücken, Kaiserslautern). Nous sommes engagés désormais dans une dynamique de projets et sommes cités en exemple comme préfiguration de l’Université Européenne de demain ! Quel progrès en 2 ans !

 

Séjour sabbatique

Il est bon de se reposer le 7ème jour, mais également la 7ème année. J’avoue que si j’ai rarement mis en pratique cette devise, j’ai néanmoins eu l’occasion de faire un séjour sabbatique à Perth en Australie (CSIRO – Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization). C’était sans doute la destination idéale, tant l’Australie est parfaitement organisée pour accueillir des séjours de scientifiques du monde entier. Bien sûr nous n’avons pas le même soleil, mais nous avons beaucoup d’autres atouts au cœur de l’Europe que nous devrions faire valoir un peu plus…

 

Archéologue

Je rêvais d’être archéologue, je suis devenu ingénieur géologue. Mais, cela ne m’a jamais empêché de continuer à développer mon intérêt pour l’histoire des mines et de la métallurgie ; la compagnie des indes (V.O.C.) ou encore Liège en 1600. A l’occasion du 400ème anniversaire de la découverte de l’Australie, j’ai eu l’occasion de partager les premiers résultats de mes recherches sur Gilles Mibaise (http://stayinliege.be/mibaise_fr.html) … j’espère un jour publier des résultats beaucoup plus complets.

 

Grec

J’ai eu la chance de faire des humanités dans un programme de rénové conduit avec intelligence. Je dois être un des rares à avoir fait des études de Grec-Maths, abandonnant le latin dès la seconde année. Le grec m’accompagne toujours au quotidien au travers d’un vrai respect pour les mots et leur étymologie, mais au-delà des mots il y a bien sûr la richesse de la philosophie grecque qui reste d’une modernité absolue.

 

Développement Durable

Il n’est pas facile d’adopter un comportement cohérent par rapport aux grandes questions écologiques. Je suis, par mon métier très sensible aux questions du recyclage, mais plus fondamentalement je veille surtout à modérer ma consommation et le gaspillage des ressources.

 

Sports

Non ! Pas de titre de champion de Belgique dans mon CV. Je suis un adepte des sports non-compétitifs. Je les pratique (quand je peux) avec le souci de garder une forme physique correcte. Cela va de la grande randonnée en montagne à la séance hébertiste dans les bois de mon village.

 

Photographie

J’aime la photographie de paysages, celle qui demande un œil attentif et une certaine patience pour saisir la bonne lumière. Ne me demandez pas de photographier un dîner de famille, même si je pourrais être tenté de me mettre un jour au portrait. En attendant, je vous invite à jeter un premier coup d'oeil ici.

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GeMMe - Q. Polytech 1, Bât B52

Allée de la Découverte, 9

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Tous : 29 Mars 2018 - 19h30

Pers. Sc. : B8 16 Avril 2018 - 16h30

Etudiants :HEC 050 17 Avril 2018 - 18h00

P.A.T.O. : B7a 19 Avril 2018 - 10h30

Gembloux : Senghor 20 Avril 2018 - 15h30

Tous : A1 21 Avril 2018 - 10h00

eric.pirard [at] uliege.be

+ 32 4 366 95 28

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